dimanche 20 février 2011

Et le vent reprend ses tours (V. Boukovski)

Le site de l’ambassade de France au Mexique également met en garde sur certains points chauds du pays (Mexico, Tijuana, Monterrey…) en soulignant également que la représentation consulaire de Guadalajara est en cours et donc pas actuellement effective. Sachant par ailleurs que les relations mexicano-françaises ne ont pas actuellement au beau fixe à cause d’une histoire criminelle -dont on nous a dit ici que la ressortissante française a bien été reconnue par les agressés comme faisant partie du gang- qui a ici été jugée et où la France fourre son nez. Sachant également que des voyagistes ont annulé leurs croisières sur Puerto Valarta et autres destinations autrefois de rêve, nous nous sommes posé des questions…  L’Espagne aussi montre chaque semaine les morts au Mexique et nos amis espagnols avaient peur de nous voir partir.
Mais Gualadalajara, à ma connaissance, n’est pas répertoriée comme une ville dangereuse aussi nous avions une bonne raison pour ce voyage.  On nous a conseillé de nous méfier de ne pas nous faire braquer quand on prend des sous au distributeur, dire toujours à une tierce personne où l’on va, ne pas se balader seul et également ne pas se promener avec une photo d’identité sur soi car cela peut servir aux ravisseurs pour demander une rançon. Evidemment faire gaffe à ne pas fréquenter certains quartiers et la nuit il est déconseillé etc, etc…
C’est dans ce contexte très accueillant que nous avons débarqués au Mexique il y a une semaine. Dans l’aéroport nous avons du payer en avance le taxi car ces deniers n’ont pas d’argent sur eux. Le prix est le même que celui qu’on paye à Budapest (20 euros) et donc bon marché mais pas si bas que cela! La banlieue ressemble un peu à Lima et pour ceux qui connaissent, cela donne plutôt envie de rebrousser chemin dans la minute.
Guadalajara a certainement la chance d’avoir de nombreux étudiants et plusieurs universités. La jeunesse inonde a ville et adoucit le paysage de ses jeux du dimanche.





Les hommes trapus et solides paraissant rustres. Ils déambulent avec leurs visages sombres pas tibulaires mais presque comme disait Colucci.    
En ville, beaucoup de policiers armés jusqu’aux dents avec fusils prêts à l’emploi. Des rondiers flics circulent à vélo et les camions de transport de fonds, dont certains affichent des impacts de balles, rappellent qu’ici on a pas peur du coup de poing. Bref, le folklore ici peut être sanglant si l’on se trouve à un endroit au mauvais moment…
En passant, je vous joins un magasin mais oui qui est ouvert mais bien protégé contre ceux qui voudraient enjamber le comptoir!




La nuit, les sirènes hurlent comme à New-York mais si l’on voit quelques allumés chargés de tequila, nous n’avons as encore entendu un coup de feu. Par contre les voitures roulent comme des folles et les conducteurs sortent des garages en coupant et traversant les trottoirs sans regarder. Julie a bien failli se prendre des phares dans les genoux. Les passants n’ont qu’à bien se tenir!
C’est dans ce contexte très engageant que nous nous sommes promenés avec notre Evie en nous demandant à chaque instant comment faire pour la ramener intacte à son logis en fin de semaine.

Avons croisé le buste de Murillo dont on ne savait pas qu’il était unijambiste. Mais bien, avec tout ce que l’on ne sait pas, on peut en faire des livres! ( Clin d’œil à mon copain Roger qui vient, mille fois hélas, de nous quitter et qui aimait répéter cette phrase à ceux qui savent tout.)





Guadalajara regorge d’églises, de beaux bâtiments sans compter les magasins qui sont regroupés par spécialités. Ici la rue des fournitures de peinture, ici celle des resto chinois, là celle des instruments de musique…





Il y a aussi un marché coloré à souhait avec tout ce qu’il faut comme fraises, mangues, nectarines, avocats…



Mais c’est la douceur de Tepatitlan qui nous a donné les plus beaux dômes avec des jaunes et bleus comme savait les peindre Frida Kahlo et son illustre mari Ribera.


Ici une fresque (auteur inconnu) dans la mairie:



C est tout pour cette fois!

Une vielle châtaigne ridée.





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