Donc comme annonce, il faisait beau hier, ciel bleu, Pacifique agite mais douceur et parfum d'eucalyptus invitant au voyage. Sommes partis de la maison pour notre randonnee prevue de longue date. On en revait et nous sommes partis sac a dos de la maison laissant la voiture si chere aux americains. Nous avons admire quelques maisons et fleurs dans les rues voisines:
Apres quelques minutes l'ocean grondant et ses plages au sable si gros qu'on peut en faire seulement des sabliers pour geants:
Il etait deja midi quand nous arrivames au premier chemin, que les distances sont longues ici! La nature chantait, les oiseaux piaffaient et notre impatience d'en decoudre etait a son comble. A chaque palier des vues imprenables sur la baie de Montara, que donc l'Amerique est jolie:
De fil en aiguille, de chemin en chemin nous arrivames aux cretes:
NOUS ETIONS JUSQUE LA DES MARCHEURS HEUREUX!
Il etait 3 heures et j'ai eu l'idee magnifique de redescendre en contournant la grosse colline qui se trouvait devant nous. Julie confiante, m'emboitant le pas comme une vis dans son filetage. Nous descendimes donc, remontames, redescendimes jusqu'a plus de chemin. Il etait 4 heures, il fait nuit a 17h30. Plus beaucoup de forces sur les pentes abruptes, seuls au milieu de nulle part, perdus et sans eau. Ouille la rando prenait un nouveau tournant qu'il fallait gerer. Julie pestait qu'elle n'aurait jamais du me suivre et moi je la poussais dans les pentes raides au travers des arbustes et bois mort de chez mort.
Plus question de faire des photos, les jambes tiraient si fort que je decidais qu'il nous fallait remonter aux antennes. Il etait 16 heures, le temps ne nous faisait pas de cadeau, le salaud! Les annees non plus d'ailleurs et c'estdans ces moments que l'on se rend compte que nous avons passe la soixantaine. Ouille, comme cela, en pleine nature et le vent glacial qui commencait a souffler. Julie a pris mon bonnet et j'ai sorti ma polaire. Arrives aux antennes je sentais que Julie soudainement voulait divorcer. Il faut etre brave dans ces moments de honte... Nous commencames bien seuls la descente vers le bureau du juge. La nuit ignoble commencait a pointer son nez:
Et donc, pas a pas, de grognements en grognements nous descendimes ces maudites pentes en nous exclamant, chaque fois que nous nous retournames, sur les pentes que nous avions gravies quelques heures auparavant.
Arrives en bas il faisait nuit noire, deja 7 heures que nous marchions d'un sang impur.... Heureusement, dans ces telephone portables moderne existe une fonction torche. C'est beau la technique et cette fois elle nous a evite de nous ficher dans les trous et de nous casser la figure dans les rigoles profondes creusees par les eaux qui devalent les pentes. Puis, la route enfin et plus qu'une demi heure jusqu'au logis. Nous avons craque avant en passant devant un merveilleux restaurant bar en bordure de mer. Nous nous sommes arretes, hebetes de revenir a la civilisation, pour un HAPPY HOUR avec Tapas, bieres, chaleur, fauteuil, ambiance douce et decolletes des serveuses a faire fremir un congres de crocodiles.
Ouf! Boudu sauve de la montagne!
Voila, aujourd'hui pas de gym, Julie dort encore. Je vais preparer le cafe pour qu'elle oublie le juge, le divorce et les indemnites dues a sa souffrance. Doubles tartines ne serons pas superflues!
Bisous
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire