Amis du froid et de l'hiver,
Chaque jour est une découverte plus profonde de la vie à San Francisco. Nous sommes encore pour une semaine dans le quartier Salvadorien coloré à souhaits et mouvementé comme une ville d’Amérique centrale. Ici se côtoient pratiquement toutes les ethnies auxquelles il faut rajouter les anciens beatniks qui se sont installés là il y a quarante ans. L’espagnol est la langue dominante et Julie s’amuse à compléter ses connaissances en épiant les conversations. Les fleurs sont magnifiques et éclairent les jardins.
Quand on peut on visite les parcs dont on a du mal à croire qu'ils sont en plein San Francisco.
La rue n’est jamais banale. On y voit les accoutrements les plus farfelus de zombis plus qu’allumés.
Les nombreux clochards dorment sur le pavé et font les poubelles, comme partout en somme.
Et les filles hongroises se promènent avec un peu de peur mais jamais au milieu des couleurs mécaniques:
Les humains de même sexe se tiennent par la main et s’embrassent à pleine bouche et tout ici paraît normal et ne choque personne. Parfois on croise quelqu’un qui n'a ni lewis, ni basquettes ni tee-shirt. On sait alors qu'il travaille, de préférence dans une grande entreprise. Une mutation certaine s’est faite depuis plus de vingt ans que nous venons ici. En tous cas, le cable car nous amuse toujours.
Un soir nous sommes allés avec Zita et Sylvain voir un match de basket. Le plus surprenant est la taille des joueurs dont on ne mesure pas la hauteur sur un écran de télé.
Il a fait encore chaud aujourd’hui, dans les 25°C mais dès que le soir tombe on se gèle comme sur la banquise. On en profite pour inviter Zita et Sylvain ou des amis à dîner.
En somme nous avons la belle vie, pourvu que cela dure!
Bisous
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